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Dépistage mammographique des cancers du sein
une balance bénéfices-risques peu favorable

Communiqué de presse de La revue Prescrire
Numéro 272, mai 2006

Les femmes doivent être bien informées des bénéfices prévisibles (modestes), des risques, des limites et des incertitudes, de cet examen.

Dans son numéro de mai, la revue Prescrire consacre un dossier exceptionnel à la mammographie utilisée en dépistage des cancers du sein. Une dizaine d'essais cliniques effectués en tout chez plus de 400 000 femmes ne permet pas de démontrer un effet favorable tangible du dépistage par mammographie sur la mortalité générale et sur la mortalité par cancer du sein. Dans une hypothèse optimiste, il faudrait dépister entre 700 et 2 500 femmes environ pour éviter un décès par cancer du sein au bout de 14 ans.

Le dépistage mammographique détecte de nombreux cancers dont une grande partie ne sont pas dangereux.
Ces effets indésirables comprennent notamment les examens et angoisses inutiles suite aux anomalies détectées à tort (environ 60 % de "faux positifs") et les examens et traitements inutiles, parfois agressifs (chimiothérapie, ablation du sein) des cancers non dangereux qui ne se seraient pas manifestés cliniquement.

Au total, chez les femmes de moins de 50 ans, la balance bénéfices-risques du dépistage mammographique est défavorable.
Elle demeure mal établie chez les femmes de 50 à 69 ans, et on dispose de trop peu de données au-delà de 70 ans.

La revue Prescrire conclut de son analyse des données que les femmes doivent être objectivement informées des limites du dépistage, pour ne pas nourrir de faux espoirs, et accepter ou non le dépistage systématique en toute connaissance de cause. ©LRP
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