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Dépistage
du cancer de la prostate

5 avril 2012


C'est le cancer dont le dépistage systématique n'est pas recommandé
, qui est le plus dépisté dans notre pays

Les USA rejettent définitivement le dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA
Le dépistage du cancer de la prostate est un sujet très polémique. Il est fortement encouragé par les urologues et les radiothérapeutes, mais pas par les autres sociétés savantes ni les autorités sanitaires officielles françaises et internationales. L’US Preventive Service Task Force (USPSTF), équivalent de notre Haute Autorité de Santé pour les stratégies de médecine préventive, vient de rendre un avis définitif et négatif à son sujet, après 6 mois de débats contradictoires. [Lire]

Cancer de la prostate : Les méfaits liés au dépistage.
De nombreuses données démontrent que le test PSA produit souvent des résultats faussement positifs (environ 80% des tests PSA positifs sont des faux positifs lorsqu’un seuil de 2,5 à 4,0 ng / ml est utilisé). Or les faux-positifs des tests PSA sont associés à des effets psychologiques négatifs, à des tests supplémentaires, dont les biopsies, donc des effets indésirables (fièvre, infection, saignements, difficultés urinaires, douleur). Le surtraitement a aussi ses effets, l'incontinence urinaire, la dysfonction érectile (200 à 300/ 1000 hommes traités), la dysfonction du côlon et dans le cas des thérapies anti-androgéniques un risque accru d'autres préjudices graves, telles que l'infarctus du myocarde ou les maladies coronariennes, le diabète et les fractures… [Lire]

Un gâchis sanitaire
C’est l’histoire d’un gâchis, résumée en une phrase par le professeur Richard Ablin, immunologue à l’université d’Arizona, l’homme qui est à l’origine du dépistage du cancer de la prostate par le dosage du marqueur PSA : « Jamais je n’aurais imaginé que ma découverte conduirait, quatre décennies plus tard, à un désastre sanitaire entraîné par la recherche du profit » (New York Times, 9 mars 2010). Malgré ces résultats déplorables, la pratique du test PSA continue d’augmenter en France, où 4,6 millions de dépistages ont été effectués en 2010, contre 2,7 millions en 2003.... [Lire]

Dépistage du cancer de la prostate, un autre scandale sanitaire ?
Aux États-Unis, en deux décennies, de 1986 à 2005, 33 millions de dépistages ont conduit un million d’hommes à être traités (chirurgie, radiothérapie ou hormonothérapie) alors qu’ils ne l’auraient pas été en l’absence de dépistage. Il est estimé que 5 000 en sont morts, qu’entre 10 000 et 70 000 ont souffert de complications graves, qu’entre 200 000 à 300 000 sont victimes d’impuissance et/ou d’incontinence. [Lire]

HAS avril 2012 : Dépistage du cancer de la prostate
Intérêt non démontré, même chez les hommes avec des facteurs de risque

Comme elle l’avait conclue pour la population générale en 2010 [Lire], la Haute Autorité de Santé (HAS) considère qu’il n’existe pas de preuve de l’intérêt du dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA chez les hommes sans symptôme considérés comme à plus « haut risque ». Cette conclusion s’appuie sur plusieurs constats [Lire]
La justification d’un dépistage repose sur l’idée qu'un diagnostic précoce va permettre d'améliorer le pronostic de la maladie.
Or il n’y a pas de preuve que le dépistage du cancer de la prostate diminue la mortalité et donc qu’il y ait un bénéfice qui soit supérieur aux conséquences psychologiques. et/ou physiques des traitements par chirurgie, radiothérapie ou hormonothérapie (troubles sexuels, urinaires et digestifs). Il n’y a ainsi pas de programme de dépistage organisé du cancer de la prostate en France comme d’ailleurs aux Etats-Unis ou au Royaume Uni.

Une synthèse de "Sciences et Avenir"
Certains hommes préféreront mesurer leur taux de PSA pour désamorcer leurs angoisses, et ce même au prix des risques des explorations et des traitements. D’autres, au contraire, opteront pour l’abstention [Lire]

Questions / Réponses sur le dépistage du cancer de la prostate chez les populations d'hommes présentant des facteurs de risque [Lire]

La HAS "insiste sur l'importance de l'information" à apporter aux hommes qui envisagent la réalisation d'un dépistage individuel, "afin que chaque homme puisse choisir de se faire dépister ou non en connaissance de cause".

Revoir
l'initiative du DDI dans "Le Monde " du 22-23 juin 2008 [Lire]
Le manifeste en 2008 "Touche pas à ma Prostate " [Lire]
En 2004 sur Esculape "La fin du dépistage par PSA ? " [Lire]


La CNAMTS remet en question le "dépistage massif" du cancer de la prostate
Plus de 75% des hommes âgés de plus de 55 ans (76% après 75 ans) ont bénéficié d'au moins un dosage de PSA entre 2008 et 2010, selon le dossier remis à la presse, ce qui représente 890.000 hommes dépistés chaque année.
"C'est très impressionnant: voilà un dépistage qui n'est pas recommandé (...), or nous sommes en France dans le cadre d'un dépistage massif, quasi systématique", a déploré le Pr Hubert Allemand. "C'est le cancer dont le dépistage systématique n'est pas recommandé, qui est le plus dépisté dans notre pays", [Lire]

De son côté, contre vents et marées, l'association française d'urologie (AFU) reste favorable au dépistage, individuel, du cancer de la prostate
L'Association française d'urologie (AFU), réagissant vendredi à l'avis de la Haute autorité de santé (HAS) sur le dépistage du cancer de la prostate, affirme qu'elle n'a pas d'opposition avec la HAS mais apporte des "éclairages complémentaires", conduisant à rester favorable au dépistage, dans un cadre individuel.
Ce qui revient en pratique... à prôner l'opposé de ce que dit la HAS, notent les observateurs. [Lire]

A suivre...
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