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3e Journée nationale de la prostate
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Des arguments pour le dépistage

Pour la troisième année consécutive, l'Association française d'urologie (AFU) organise aujourd'hui la Journée nationale de la prostate. A cette occasion, les urologues répondent aux questions sur son rôle dans la fertilité et la sexualité ainsi que sur ses pathologies, grâce à un Numéro Indigo mis à la disposition du grand public.
Deuxième cause de mortalité par tumeur chez l'homme de plus de 50 ans, le cancer de la prostate entraîne chaque année 10 000 décès.

Faudrait savoir !!!!!
Communiqué de presse
Association française d'urologie (AFU)
Dépistage du cancer de la prostate :
la vaine polémique

L’AFU recommande un dépistage annuel et individuel du cancer de la prostate, fondé sur une information éclairée du patient, un examen par toucher rectal et un dosage du PSA total chez les hommes dès 50 ans (hormis certaines conditions ethniques ou familiales spécifiques faisant l’objet de précautions particulières).

En l’absence de données épidémiologiques suffisantes et validées, elle ne recommande pas de dépistage systématique de masse, comme cela se fait pour le cancer du sein.
Texte complet : [Lire] (pdf)


« La vie m'a appris qu'il y a deux choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la République et la prostate », disait Georges Clemenceau. Un raccourci sans doute un peu rapide de l'ancien médecin et homme d'Etat qui semblait ignorer à l'époque l'importance de la glande, certes invisible à l'oeil, mais dont l'utilité aujourd'hui n'est plus à démontrer.

Conscients du manque d'informations et des tabous encore nombreux véhiculés sur ce sujet, les spécialistes de l'Association française d'urologie organisent une nouvelle fois la Journée nationale de la prostate, afin de renseigner au mieux le grand public sur son rôle dans la fertilité et la sexualité masculine et sur les pathologies qui peuvent y être associées.

« Parmi les hommes de plus de 50 ans, un sur deux seulement est au courant des moyens de dépistage du cancer de la prostate », signale le Pr Christian Coulange, président de l'AFU. Aujourd'hui, les urologues répondront aux questions grâce à un Numéro Indigo (0.820.366.110). Une affiche mettant en scène une jeune femme qui interpelle les hommes sur l'importance du dépistage du cancer de la pros-tate sera également placée dans de nombreuses salles d'attente.

Le plaisir sans prostate : impossible ?

En 2006, l'AFU avait mis en exergue de cette journée nationale l'importance du rôle des médecins généralistes dans le dépistage, notamment en encourageant le dépistage individuel à partir de 50 ans, grâce à un dosage du PSA et à un toucher rectal.
Cette année, l'association a souhaité mieux comprendre la sexualité des hommes au moyen d'une étude, Krisis, réalisée par Ipsos, qui permet de cerner les mécanismes utiles pour favoriser le dépistage des pathologies masculines, dont peuvent faire partie celles de la prostate.

« La prostate est un organe du plaisir », rappelle le Pr Jacques Tostain.

Sécrétant le liquide séminal, c'est sous sa contraction au moment de l'orgasme que se produit l'éjection des spermatozoïdes. Alors, que se passe-t-il, en cas d'ablation de la prostate pour cause de cancer ? « La section des bandelettes neuromusculaires empêche toute éjaculation et entraîne une stérilité, ajoute le Pr Tostain. Cependant, des contractions, provoquant l'orgasme, demeurent au niveau des muscles pelviens. Il est donc possible que, dans certains cas, il y ait conservation du plaisir. » Un plaisir au demeurant essentiel pour de nombreux hommes de plus de 50 ans, comme l'indique l'étude réalisée par Ipsos sur la sexualité chez les hommes de cette tranche d'âge.

« Vue comme une forme d'estime de soi, la sexualité est un miroir chez l'homme, rapporte Yves Bardon, de chez Ipsos.

La satisfaction de la femme est donc très importante pour son épanouissement. » L'étude relève que la fidélité dans le couple peut être source de mutisme quant aux troubles sexuels. « L'homme fidèle est moins proactif que le séducteur qui a de multiples partenaires. Il cherche des arguments pour ne rien faire, surtout si la femme s'habitue à une détérioration de la qualité des rapports sexuels et devient moins exigeante », ajoute-t-il.
Les proactifs sont en effet dans une logique de performance, d'autoévaluation permanente, pour satisfaire un public féminin de plus en plus exigeant.

Ainsi, la meilleure solution à leurs yeux demeure la consultation d'un urologue, qui s'inscrit dans cette logique d'efficacité, répondant à un problème mécanique par une solution souvent médicamenteuse.

Sensibles aux exemples concrets et à l'information relayée par les médias, ces hommes agissent souvent de façon proactive à l'égard des pathologies de la prostate et influencent considérablement leur entourage par leur discours rationnel à ce sujet.

JESSIE CONVERS
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