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L'association française d'urologie reste favorable au "dépistage individuel" du cancer de la prostate
6 avril 2012

L'Association française d'urologie (AFU), réagissant vendredi à l'avis de la Haute autorité de santé (HAS) sur le dépistage du cancer de la prostate, affirme qu'elle n'a pas d'opposition avec la HAS mais apporte des "éclairages complémentaires", conduisant à rester favorable au dépistage, dans un cadre individuel. Ce qui revient en pratique... à prôner l'opposé de ce que dit la HAS, notent les observateurs. la HAS a rendu public un avis dans lequel elle maintient son appréciation défavorable au dépistage systématique du cancer de la prostate, et précise que même chez les personnes à haut risque, il n'y a pas suffisamment de données pour recommander ce dépistage [Lire].

Cet avis a été suivi le lendemain d'une communication, cette fois de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), qui a déploré la pratique en France de ce dépistage, de façon "massive", alors même qu'il n'est pas recommandé.[Lire]

Dans son communiqué vendredi, l'AFU souligne le fait que l'avis négatif de la HAS porte sur l'intérêt du dépistage "à l'échelle populationnelle".

Et comme lors des précédentes étapes de ce débat récurrent, de son côté l'AFU met en avant le dépistage "individuel" du cancer de la prostate.

"L'absence actuelle de l'intérêt démontré de la mise en oeuvre d'une politique de dépistage à une échelle populationnelle -que ce soit pour la population générale ou pour une population d'hommes présentant des facteurs de risque- ne dispense pas d'une démarche de dépistage individuel".

Ce dépistage individuel est "seul à même de permettre de diagnostiquer à temps les formes agressives qui nécessitent un traitement actif avec un impact sur la vie des patients".

Pour l'AFU, les facteurs de risque "sont connus et doivent être recherchés", par l'interrogatoire des hommes en consultation, puis par le toucher rectal et le dosage du PSA, et la réalisation de biopsies prostatiques "lorsqu'elles sont indiquées".

L'AFU affirme que son objectif est "d'une part, de ne pas sous-traiter la population d'hommes porteurs d'un cancer de la prostate agressif et donc de les diagnostiquer à temps pour un traitement à temps" et d'autre part, "d'éviter le surdiagnostic et le surtraitement des formes à évolution plus lente".

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