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l'information des médecins

Savoir trier l'information est devenu un enjeu pour la qualité des soins
et la maîtrise des dépenses de santé.


A partir de l'article du Dr Grunberg, par aimable autorisation
DIFFICULTE DE LA DECISION EN MEDECINE GENERALE : L’EXEMPLE DU
DEPISTAGE DU CANCER DE LA PROSTATE PAR LE DOSAGE DES PSA.
Texte complet [Lire] (pdf)

En ce qui concerne l'information des médecins plusieurs constats peuvent être faits :

PREMIER CONSTAT :

Dans les différentes études comme dans le sondage, les sources d'information semblent avoir un impact sur la pratique médicale.

DEUXIEME CONSTAT :

70% MG considèrent comme primordiale et importante l'information apportée par le Vidal, l'AFSSAPS, la FMC, la HAS et la presse médicale.
La crédibilité accordée aux agences de sante est de 86%, contre 46% pour la CNAMTS, perçue comme moins objective, 45 % pour la presse, 39 % pour les congres, 36 % pour Internet et 23 % pour la visite médicale.

Pourtant l'utilisation pratique de ces sources d'information est bien éloignée de ces convictions : D'après IPSOS et IMS, 93% des médecins utilisent largement la presse, 75 % la visite médicale. 85 % d'entre eux souhaiteraient recevoir plus d'information de l'AFSSAPS, 84 % de l'ANAES, 72 % de la DGS, 71 % de l'université.
L'utilisation des diverses sources d'informations n'est pas corrélée au degré de crédibilité que les médecins leur accordent.

TROISIEME CONSTAT :

L'attitude du médecin dépend de son réseau social d'information.
Il semble que l'information modifie le comportement. Mais au-delà de son contenu, c'est le moyen d'information choisi qui va déterminer si le comportement est susceptible d'être facilement influence : En effet, les médecins ne sont en général pas en position de recherche active d'information, faute d'implication, surtout faute de temps.
Le fait de recevoir des représentants de laboratoire par exemple, ou de lire une presse qui ne nécessite pas d'abonnement témoigne de l'acceptation d'une information facile.

QUATRIEME CONSTAT :

L'ASMR [Lire], valeur objective de la qualité d'un médicament, est par exemple une donnée nettement plus difficile a trouver en comparaison des mérites que lui attribue l'industrie pharmaceutique.
Concernant les médicaments par exemple, 35 a 40 % des médecins se plaignent de manquer de données comparatives, d'informations sur le SMR, l'ASMR, les effets secondaires.
L'information objective, faiblement diffusée, ne peut lutter contre une médiatisation a outrance de renseignements non vérifies.

Les autorités de sante sont insuffisamment présentes et l'information donnée, mal organisée, ne répond pas toujours aux attentes pratiques des médecins généralistes. En l'absence de recommandations clairement établies, on imagine alors le danger d'une mauvaise information, conduisant a l'accroissement de la surconsommation de produits et de services, au détriment de l'objectif premier de la politique de sante qui est l'intérêt du patient.

CINQUIEME CONSTAT :

Avec un lobbying pharmaceutique important, la pression commerciale, amplement relayée par les medias, modifie la qualité de l'information. Les médecins doivent résister a l'avalanche de messages publicitaires, aux tentatives de manoeuvres commerciales des laboratoires, aux demandes pas toujours justifiées du grand public lui aussi soumis a une information anarchique.
Malgré la vigilance des praticiens, il existe des conséquences sur les prescriptions et les décisions médicales (corrélation action promotionnelle pharmaceutique et prescriptions).

Partout présente, la pression commerciale a envahit le système de soins et les comportements ne sont plus toujours rationnels.

Selon certains urologues a propos du dépistage du cancer prostatique : . On peut considérer que certaines actions de sociétés savantes ou de centres leaders sont plus proches du lobbying que du raisonnement scientifique .

. L'industrie pharmaceutique, (via les visiteurs médicaux, 90 % des FMC, au même titre que les voyages organisés sous forme de congrès), ne devrait pas, pour la sauvegarde d'une médecine respectueuse de l'éthique, avoir à intervenir dans la formation du médecin généraliste.

Savoir trier l'information est devenu un enjeu pour la qualité des soins
et la maîtrise des dépenses de santé.

En ce qui concerne le patient, si sa 1ère source d'information reste le médecin traitant, il est soumis à une multitude d'informations particulièrement via internet.

Au total : un patient mal renseigné, malgré les tentatives de transparence exigées par les autorités de santé, accessibilité facile à des informations non contrôlées, orientées et incomplètes… Les Autorités de santé font preuve encore de passivité, par manque de moyens mais aussi de volonté, ne faisant pas le poids par rapport à des institutions motivées. »

Par exemple, Le message médiatisé quant au dépistage du cancer de la prostate s'inscrit plutôt dans une campagne d'incitation au dépistage, plutôt que d'aller dans le sens des recommandations de l'HAS…qui ne le recommande pas.

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A partir de l'article du Dr Grunberg
DIFFICULTE DE LA DECISION EN MEDECINE GENERALE : L’EXEMPLE DU
DEPISTAGE DU CANCER DE LA PROSTATE PAR LE DOSAGE DES PSA.
Texte complet [Lire] (pdf)

Voir également :
ELEMENTS INTERVENANT DANS LA DECISION MEDICALE EN MEDECINE GENERALE
EXEMPLE DU DEPISTAGE DU CANCER DE LA PROSTATE PAR DOSAGE DES PSA [Lire]
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