Etats-Unis : un "super-médecin traitant" au coeur de la réforme du système de soins
(Business week - 6 juillet 2009)
Outre-Atlantique, la réforme de la santé passe notamment par une véritable révolution dans l'organisation des soins primaires, constate Business Week. Pour ce faire, les législateurs prônent le concept du "patient-centered medical home", version "US" de notre médecin traitant.
Concrètement il s'agit de créer un univers propice à la médecine générale préventive, où l'omnipraticien joue un rôle de coordonnateur du parcours de soins du patient, le tout favorisé par la création d'un système global d'échange d'informations entre professionnels de santé (médecins généralistes, spécialistes, infirmières, pharmaciens...).
Pour mener à bien ses missions de prévention, l'omnipraticien est suppléé par une ou plusieurs infirmières assistantes, ce qui permet au médecin de ne se consacrer qu'aux tâches purement médicales et parallèlement d'augmenter son flux de patients et ses revenus tout en favorisant un planning de travail raisonnable.
De quoi motiver les généralistes américains à ce jour enfermés dans une approche quantitative qui ne laisse que très peu de marge de manoeuvre en termes de prévention.
Une étude de 2004 a estimé que la généralisation du schéma "patient-centered medical home" était susceptible de réduire annuellement les dépenses de santé de 5,6% soit 67 milliards de $. |
Les pistes de la Cnam pour réduire les dépenses (La Tribune, Les Echos - 1er juillet 2009)
Alors que la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam) devrait publier la semaine prochaine des pistes précises d'économies pour la Sécu dans l'optique du prochain Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la direction de la CNAM a d'ores et déjà formulé une liste des "marges de manoeuvre à mobiliser" pour atteindre l'objectif établi par Eric Woerth. Le ministre du Budget a en effet estimé "possible de limiter l'objectif national de dépenses d'assurance-maladie à 3% dès 2010 compte tenu de la baisse de l'inflation". En clair, "il faudra économiser environ 2 milliards d'euros l'an prochain", soulignent Les Echos.
En quête de sources d'économie, la CNAM préconise la traditionnelle recette de la maîtrise des dépenses de médicaments (avec efforts à réaliser sur certaines classes de génériques), relate le quotidien. Parmi les autres axes d'économies à développer, La Tribune évoque les indemnités journalières (+7,7 en remboursements de janvier à mai 2009), les écarts de productivité entre hôpitaux, les soins de suite et de réadaptation, les soins de kiné, la pratique des dialyses à domicile ou les transports sanitaires.
A noter que la CNAM écarte la piste du bouclier sanitaire, lequel "ne résout pas la question de la dynamique des dépenses". |