Quelle efficacité pour les
hypoglycémiants oraux ?
J. L. Montastruc

2006 13 (1), 1-7
On décrit 5 classes pharmacologiques de médicaments
hypoglycémiants :
- Les biguanides agissent en diminuant la
néoglucogénèse hépatique et en augmentant la
sensibilité à l'insuline. Un seul biguanide est
commercialisé en France : metformine
GLUCOPHAGE ®.
- Les sulfamides hypoglycémiants augmentent la
sécrétion d'insuline par les cellules du pancréas.
Six sont commercialisés en France. Le chef de
file en est le glibencamide DAONIL ®.
- Les méglitinides ou glinides au mécanisme
d'action proche des sulfamides
hypoglycémiants. Il s'agit d'insulinosécréteurs
non sulfamidés. Un seul médicament est
commercialisé : repaglinide NOVONORM ®.
- Les inhibiteurs des a-glucosidases (chef de file:
acarbose GLUCOR ®) ralentissent l'absorption
intestinale des glucides.
- Les thiazolidinediones (ou glitazones)
(pioglitazone ACTOS ® et rosiglitazone
AVANDIA ®) majorent la sensibilité à
l'insuline, au niveau musculaire notamment.
Au sein de ces 5 familles, seuls 2 médicaments ont
démontré une efficacité sur des critères cliniques de
jugement.
Il s'agit de - la metformine (biguanide)
(réduction de la mortalité totale et des complications
cliniques liées au diabète chez les diabétiques de type 2
en surpoids)
- du glibenclamide (sulfamide
hypoglycémiant) (qui diminue les complications
cliniques liées au diabète, dans une population de type
2, avec ou sans surpoids, sans effet démontré, toutefois,
sur la mortalité).
Sachons différencier les médicaments
selon leur démonstration d'efficacité.
Ne confondons
pas critères cliniques (morbi-mortalité ou encore
amélioration de la qualité de vie) et critères
intermédiaires (ici glycémie ou autre paramètre
métabolique).
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