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Alphabet des fausses urgences
26 bonnes raisons de ne pas aller aux urgences
Avec l'aimable autorisation des auteurs : Dr Eric Torres, Dr Marie-Pierre Rudelin

On se lamente beaucoup, à juste titre, sur l’encombrement des services d’urgence, préjudiciable aux usagers comme aux soignants. Voici, en forme d’alphabet, quelques explications à méditer....


La notion d’urgence ne peut être définie simplement. Le dictionnaire qui la présente comme la « qualité de ce qui ne peut être différé » s’en tire ainsi par une périphrase qui - si elle n’explique rien - traduit parfaitement, par son flou linguistique, l’ambiguïté du concept.
L’urgence tire son caractère équivoque du fait qu’un même événement pathologique est presque toujours interprété de façon divergente par le patient et par son médecin. Ainsi demeure dans l’esprit du public un concept fourre-tout qui recouvre une multitude de situations hétéroclites. Nous avons cherché à traduire cette disparité au moyen de l’alphabet ci-dessous - de A à Z -, qu’il ne faut, bien sûr, pas interpréter au pied de la lettre.

LE SUPERMARCHÉ DE LA MÉDECINE

« Bonjour, c’est pour un scanner ! », s’entend-on souvent répondre quand on demande à un patient ce qui peut bien l’amener à 3 heures du matin au service des urgences. Parfois c’est aussi « pour une prise de sang » ou « pour un arrêt de travail ».
C’est, en tout cas, de moins en moins souvent pour un diagnostic ou pour un avis que l’on vient nuitamment en visite aux urgences. Le consommateur perçoit aujourd’hui ce service comme un supermarché de la médecine où il désire choisir son menu en disposant, « à la carte » et sans bourse délier, de traitements, d’examens d’imagerie et de prestations médicales.
Encouragé par l’information scientifique de médiocre qualité que répandent certains médias, il cherche à faire évoluer la consultation médicale vers une sorte d’automédication médicalement assistée.
Rassuré par la proximité d’un vaste plateau technique, il pense bénéficier de services plus rapides, plus performants et moins onéreux que ceux qu’offrait jadis son médecin de famille. Il se trompe néanmoins car, en substituant à la relation médecin-malade celle de prestataire de services à client, il n’est pas sûr qu’il soit gagnant : sur l’échiquier de la santé, le client est roi, mais le roi est aussi la pièce la plus proche du fou.

26 bonnes raisons de ne pas aller aux urgences

ANXIO-DÉPRESSIF

La prise en charge des manifestations anxio-dépressives nécessite une écoute attentive qui ne peut être réalisée que dans un environnement calme. Les conditions de travail dans un service d’urgence surpeuplé n’offrent que rarement un contexte favorable à la mise en place d’une telle écoute (bruit, agitation, charge de travail). Chaque fois que c’est possible, mieux vaut donc chercher à joindre son médecin traitant (ou, à défaut, le médecin de garde) plutôt que vouloir à toute force se présenter dans un service où l’ambiance ne peut que majorer les troubles présentés.

BRÛLURES urinaires

En l’absence de fièvre, les brûlures urinaires ne constituent pas un motif pertinent de consultation en service d’urgence. En règle générale, elles traduisent une infection urinaire qui peut aisément être prise en charge au domicile ou, mieux, au cabinet médical. Si des examens complémentaires s’imposent (examen cyto-bactériologique des urines), ils peuvent être réalisés en ville dans un laboratoire d’analyses médicales, sans pour autant retarder la mise en route du traitement.

CERTIFICAT d’aptitude sportive

Le médecin des urgences n’a pas vocation à délivrer des certificats d’aptitude sportive, en particulier le dimanche matin quand la compétition commence une heure plus tard (!). La rédaction de ce document, qui n’est en aucun cas une « simple formalité », nécessite un examen clinique minutieux rendant indispensable la présence physique de l’intéressé. Elle relève de la compétence du médecin traitant ou, plus rarement, d’un médecin spécialement agréé en ce qui concerne la pratique d’activités particulières (plongée sousmarine, activités aéronautiques…).

DOULEUR abdominale aiguë

Toute douleur abdominale aiguë nécessite un avis médical rapide. Son intensité, son type et sa localisation ne permettent pas au patient de déduire la gravité de l’affection dont elle est le symptôme révélateur. Sa prise en charge peut néanmoins être assurée, au moins initialement, par le médecin traitant ou par le médecin de garde dont l’intervention permet souvent de régler le problème à domicile, mais aussi de prescrire un traitement antalgique avant le transport lorsque l’hospitalisation s’impose. Un avis médical préalable permet aussi parfois de gagner du temps en optimisant l’orientation du patient dans le cas de certaines douleurs trompeuses (une douleur abdominale peut, par exemple, révéler un infarctus du myocarde inférieur nécessitant une admission directe en unité de soins intensifs cardiologiques).

ENTORSE de cheville

Une douleur isolée et peu invalidante de la cheville ne nécessite pas obligatoirement la réalisation de clichés radiographiques en urgence. Un examen clinique au domicile ou au cabinet médical permet souvent de faire la part des choses entre les patients pour lesquels le bilan radiographique n’est pas indiqué, ceux qui pourront être explorés « à froid » au cabinet de radiologie et ceux qui devront bénéficier de clichés en urgence (parfois après une immobilisation préalable à tout transport). Rien n’est plus désagréable que de supporter quatre heures d’attente aux urgences pour repartir en fin de compte avec un simple pansement alcoolisé… et sans radiographies.

FIÈVRE de l’enfant.

Si votre enfant a de la fièvre, un avis médical est toujours indispensable. Encore faut-il vérifier qu’il s’agit véritablement d’une fièvre (température supérieure ou égale à 38 °C) avant de s’alarmer. Si c’est le cas, inutile de courir aux urgences : un bain tiède, à une température inférieure de 2 °C à la température corporelle, ainsi que l’administration d’antipyrétiques permettent d’améliorer le confort du jeune patient et de prévenir d’éventuelles convulsions avant l’arrivée du médecin (mais aussi de calmer votre angoisse).
La consultation en urgence à l’hôpital ne se justifie que si l’enfant a moins de 3 mois, si l’hyperthermie est marquée (supérieure à 40 °C) ou s’il existe des signes de gravité, tels que des taches cutanées, des troubles de la conscience, des pleurs incessants, des convulsions répétées ou durables, ou une perte de poids marquée.
Consultation en urgence ... s’il existe des signes de gravité

GROSSESSE

Une grossesse peut être découverte fortuitement lors d’une consultation aux urgences pour un autre motif que celui de sa simple suspicion. C’est si vrai que les médecins urgentistes considèrent souvent « toute jeune femme en âge de procréer comme étant enceinte jusqu’à preuve du contraire ». Cependant, dans un contexte évocateur et devant un retard de règles, la confirmation d’une éventuelle grossesse (et son annonce officielle à la future maman) est plus l’affaire du médecin de famille que celle du médecin des urgences.

HÉROINE et autres stupéfiants

Si tout service d’urgence est apte à prendre en charge les problèmes aigus liés à la toxicomanie, le médecin exerçant dans ce type de structure ne doit pas être confondu avec une sorte de « dealer ayant pignon sur rue ». Toujours prêt à dispenser des soins médicaux et à orienter le patient vers une démarche de sevrage, le médecin urgentiste n’a pas pour fonction de distribuer à la demande (et de surcroît gratuitement) toute sorte de produits illicites. La stratégie consistant à compter sur l’hôpital pour se ravitailler en produits prohibés est donc d’avance vouée à l’échec.

IVRESSE aiguë.

Si la consommation d’alcool en quantité excessive n’est pas recommandée, les ivresses aiguës ne sont pas toutes pathologiques. Si l’alcoolisation est légère, le patient peut sans risque être laissé à son domicile sous la surveillance de ses proches. Si le problème est celui de l’agressivité et non celui de la prise d’alcool, la cellule de dégrisement est souvent plus indiquée que le box du service des urgences (après un avis médical préalable). Devront au contraire être systématiquement conduites à l’hôpital les ivresses aiguës accompagnées de troubles marqués de l’état de conscience, ainsi que toute absorption d’alcool volontaire ou accidentelle par un enfant, même si la quantité ingérée peut sembler minime.

« J’AI un peu mal ici depuis six mois ! »

Il ne semble ni logique ni souhaitable de se présenter au service des urgences (particulièrement lorsque l’heure est très avancée dans la nuit ou, au contraire, inopportunément matinale) pour faire explorer un symptôme chronique existant depuis longtemps, peu invalidant et qui ne s’est ni aggravé ni notablement modifié au cours des dernières heures. Il ne s’agit pas de mettre en doute la réalité du symptôme allégué, mais plutôt la pertinence de la demande de prise en charge en urgence d’un symptôme qui ne l’est visiblement pas.

« KYRIE eleison » et autres litanies.

Ne venez pas aux urgences pour y réciter la longue litanie des médecins (prétendument incompétents) que vous avez consultés en ville et celle des traitements (toujours inefficaces) qui vous ont été prescrits au cours des heures précédentes. Avant de prendre un deuxième avis médical sous le prétexte que le premier est certainement inadapté à « votre cas », assurez-vous d’avoir suivi précisément la prescription qui vous a été remise et d’avoir attendu suffisamment longtemps pour que les médicaments qui vous ont été prescrits aient eu le temps d’agir.

LYCÉES, écoles et autres établissements scolaires

Un symptôme banal survenant pendant les heures de classe et ne présentant aucun caractère particulier de gravité (toux discrète, fièvre modérée, migraine, chute avec contusion simple) ne devrait pas conduire systématiquement les enseignants à faire appel aux sapeurs-pompiers sous le prétexte qu’on ne peut joindre immédiatement les parents. Dans ces situations relativement fréquentes, la visite du médecin de garde permet souvent de résoudre le problème. Dans d’autres cas, un simple avis médical téléphonique (médecin régulateur du centre 15) suffit à rassurer les enseignants et à leur permettre de patienter le temps nécessaire pour joindre les parents plutôt que d’imposer à l’enfant (et à sa famille) le stress d’un transport injustifié vers le service des urgences.

MAUX de tête

Les douleurs migraineuses ainsi que les céphalées aiguës non accompagnées de signes de gravité doivent être examinées en premier lieu par le médecin traitant, qui peut assurer leur traitement à domicile dans la plupart des cas. Seules devraient être envoyées aux urgences (et transportées alors par un moyen médicalisé), les douleurs à caractère « explosif », survenant lors d’un effort, ou les maux de tête accompagnés de signes de gravité tels que les troubles de conscience, les vomissements incoercibles, la raideur de la nuque ou les déficits neurologiques.

NEZ qui saigne

Les saignements de nez (épistaxis) ont toujours un caractère spectaculaire qui alarme le patient et l’incite à se présenter en catastrophe au service des urgences. Dans la plupart des cas cependant, de simples conseils téléphoniques (mouchage initial, position penchée en avant, compression digitale de l’aile du nez pendant une dizaine de minutes) suffisent à tarir le saignement et à rassurer le patient. Si ces conseils se montrent efficaces, ce dernier est alors en mesure de se rendre en consultation au cabinet médical ou d’attendre la visite de son médecin qui confirmera la nature bénigne de l’incident, dans plus de 80 % des cas.

ŒSTRO-PROGESTATIFS, contraception orale

La mise en œuvre d’une contraception orale n’est pas un acte anodin. Elle ne se borne pas à une simple prescription médicamenteuse rédigée à la hâte sur un coin de bureau. Elle nécessite une bonne connaissance de la patiente, un entretien préalable soigneusement mené et la réalisation d’un certain nombre d’examens de laboratoire. Elle est avant tout l’affaire du médecin de famille qui est le mieux placé pour conseiller sa patiente sur le choix d’un produit et pour assurer son suivi médical au long cours. La mise en route d’une contraception orale n’est donc jamais un acte d’urgence (ce en quoi elle se différencie, par exemple, de la prescription d’une « pilule du lendemain »).

PETITES plaies

La plupart des petites plaies devraient pouvoir être prises en charge au cabinet médical. Toutes ne nécessitent pas le recours à des points de suture. La capacité de votre praticien à assumer la réalisation de cet acte technique dépend néanmoins de l’appareillage dont il dispose (matériel de petite chirurgie), qui varie lui-même en fonction de son mode d’exercice et de sa situation géographique par rapport à l’hôpital. Ainsi, si le médecin installé en milieu rural réalise couramment les sutures simples, ce même geste n’est qu’exceptionnellement assuré en cabinet de ville. Il n’existe néanmoins aucune règle immuable en ce domaine, c’est pourquoi un contact téléphonique préalable avec votre médecin est toujours utile. L’admission directe dans le service des urgences est, par contre, totalement justifiée lorsque la plaie présente un caractère délabrant évident (plaie profonde, étendue, intéressant un tendon…) ou qu’elle fait courir un risque esthétique.

« QUI peut le plus peut le moins »

Bien qu’une expression comme « qui peut le plus peut le moins » semble frappée au coin du bon sens, sa logique n’est qu’apparente puisque personne n’aurait l’idée d’utiliser un rouleau compresseur pour casser des noix. Il n’est donc pas inutile de rappeler que le recours systématique au service des urgences, en lieu et place de la consultation au cabinet médical, est loin d’être toujours justifié. Il n’est bénéfique ni pour la collectivité (dont il sature les structures d’accueil), ni pour le patient (qui se prive ainsi de la compétence irremplaçable et de la proximité - géographique et affective - de son médecin de famille). Devenir sciemment un « habitué » du service des urgences, c’est être la victime d’un malentendu qui conduit à confondre le médecin des urgences et le médecin traitant. C’est aussi, d’une certaine manière, entretenir le dysfonctionnement de notre système de santé.

« RESTONS calmes ! »

Dans un contexte d’urgence avérée, l’anxiété du patient et de sa famille est très compréhensible. Il n’en est pas de même de l’agressivité injustifiée et du recours systématique à la violence à la moindre occasion. La sécurité de tous est l’affaire de chacun et l’angoisse légitime que l’on peut ressentir devant la maladie ne peut en aucun cas justifier les incivilités dont sont de plus en plus souvent témoins (ou victimes) les personnels soignants ou administratifs, et parfois même les autres patients, des services d’accueil. Les services d’urgence sont un outil performant mis à la disposition de chacun. Sachons respecter par une attitude adaptée les locaux, ceux qui y travaillent et ceux qui y ont recours.

SAPEURS-POMPIERS

L’appel aux sapeurs-pompiers (numéro de téléphone 18) n’est en aucun cas un moyen destiné à obtenir une consultation médicale à domicile en urgence ou un transport ambulancier gratuit. L’intervention des sapeurs-pompiers au domicile pour un motif médical ne devrait en principe être décidée qu’après régulation du centre 15 (numéro de téléphone 15) ou seulement lorsqu’il existe la notion de péril imminent (prompt secours). Le recours aux sapeurs-pompiers pour un motif non urgent (ou dont la gravité a été volontairement exagérée à l’appel) se traduit presque toujours par l’envoi d’une ambulance non médicalisée et par un transport systématique vers le service des urgences, procédure lourde et coûteuse qui aurait souvent pu être évitée par un appel au médecin de garde.

TRAUMATISME crânien

Un léger coup sur la tête ne s’accompagnant pas d’une perte connaissance est, a priori, un incident bénin devant lequel une surveillance en milieu hospitalier ne se justifie pas. Dans cette situation, il n’y a le plus souvent pas lieu de réaliser de radiographies du crâne, celles-ci ne modifiant en rien la surveillance ultérieure. Ainsi, la plupart des patients n’ayant pas perdu connaissance peuvent être examinés à leur domicile par le médecin traitant qui prescrira, en l’absence de signes de gravité, une surveillance simple pouvant être effectuée par l’entourage. Ce n’est que devant l’apparition de maux de tête persistants, d’une somnolence inhabituelle, de vomissements répétés, de troubles de la vision, de sensations anormales dans un membre ou de difficultés à la marche qu’il conviendra de s’inquiéter et de prendre immédiatement contact avec le centre 15, qui mettra en place, au besoin dans les plus brefs délais, un transport médicalisé vers le service des urgences.

URTICAIRE (poussée d’)

Même s’ils s’intègrent dans le contexte de l’allergie, les termes d’urticaire, d’œdème de Quincke, de bronchospasme et de choc anaphylactique ne sont pas équivalents. Les trois derniers constituent des urgences avérées, pouvant rapidement mettre en jeu le pronostic vital et nécessitant un appel au centre 15. Au contraire, la poussée d’urticaire isolée peut être prise en charge au domicile du patient ou au cabinet médical, à la condition qu’elle ne survienne pas sur un terrain particulièrement prédisposé et qu’elle ne s’accompagne pas d’une sensation de malaise ou de gêne respiratoire. Son traitement repose, dans la plus grande majorité des cas, sur la prescription d’antihistaminiques (pour faire cesser le prurit), éventuellement suivie d’un bilan allergologique différé, destiné à déterminer la cause de ce phénomène et à prévenir sa récidive.

VACCINATIONS

En dehors du rappel de la vaccination antitétanique, parfois effectué dans certaines conditions en service d’urgence, ce n’est pas vers cette unité qu’il faut se tourner pour faire mettre à jour le carnet de vaccination de votre enfant (ni le vôtre). Prenez donc plutôt rendez-vous avec votre médecin traitant ou avec le pédiatre, qui rédigera une ordonnance appropriée et qui se chargera de réaliser lui-même cet acte lors d’une consultation à son cabinet.

WEEK-END (c’est déjà la fin du)

N’attendez pas le dimanche soir vers 23 h 30 pour faire examiner au service d’urgence le petit traumatisme dont vous avez été victime le samedi matin. Si la lésion vous semble préoccupante, réagissez plus tôt ; si elle ne vous inquiète pas, pourquoi ne pas attendre jusqu’au retour de votre médecin traitant lundi matin ? N’ayez par ailleurs aucune inquiétude : il est peu probable qu’une petite lésion qui n’a aucunement compromis votre week-end à la campagne (à la mer ou à la montagne) puisse compromettre votre semaine de travail en justifiant la rédaction en urgence d’un arrêt de travail. Au contraire, n’hésitez pas à consulter pour une blessure initialement sous-estimée qui vous semble s’être secondairement aggravée.

X (rayons)

Le service des urgences n’est pas un cabinet d’imagerie médicale. La réalisation de clichés radiographiques n’est pas un bon motif de consultation en service d’accueil, dans la mesure où c’est le médecin et non le patient qui pose l’indication de ces examens complémentaires. Or votre médecin traitant ne devrait en principe vous diriger vers les urgences qu’après l’heure de fermeture des cabinets de radiologie et pour la réalisation de clichés qu’il considère comme véritablement urgents. Dans cette dernière situation, il a d’ailleurs souvent déjà prévenu le service par téléphone: ce qu’il souhaite alors est plus un relais dans votre prise en charge que la simple réalisation d’un examen d’imagerie.

YEUX (poussière dans les)

Avoir une « poussière » ou un « » dans l’œil est effectivement à l’origine d’une sensation très désagréable. Lorsque votre médecin peut être joint, il est conseillé d’aller rapidement le consulter pour ce problème qu’il saura probablement régler en quelques minutes. Ne vous imposez pas inutilement l’épreuve d’un séjour interminable dans la salle d’attente des urgences si vous pouvez faire autrement, car les patients admis pour des pathologies plus graves passeront invariablement avant vous, prolongeant ainsi d’autant votre attente. Au contraire, n’hésitez pas à venir immédiatement à l’hôpital pour toute lésion très douloureuse ou très inquiétante du globe oculaire.

ZOO

Le service des urgences n’est pas destiné aux animaux. Il ne dispose pas d’une consultation vétérinaire. Inutile donc d’amener un animal de compagnie dans l’espoir de le faire examiner par le médecin de garde : celui-ci ne dispose pas des compétences adéquates pour réaliser ce type d’acte ; qui plus est, votre démarche est susceptible de poser un problème d’hygiène… De la même manière, ne déclenchez pas l’intervention du Samu pour votre compagnon à quatre pattes en disant au médecin régulateur que votre « bébé » a perdu connaissance (ne souriez pas, c’est déjà arrivé !).

Source : http://www.urgence.com/med/faussesurgences/doc.html

Article publié dans LE GENERALISTE n° 2193 - 16 avril 2002.

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