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Etude VALIANT en post-infarctus
le valsartan est une alternative au captopril

Valsartan in acute myocardial infarction.
New England Journal of Medicine » 2003 ; 349 : 1893-1965.

L’étude montre que le valsartan réduit la mortalité globale et les décès d’origine cardio-vasculaire dans les suites d’un infarctus du myocarde. Cet essai randomisé portant sur près de 15 000 patients à haut risque met en évidence que cet inhibiteur des récepteurs de l’angiotensine II est aussi efficace que le captopril. Selon le principal investigateur, le Pr Marc A. Pfeffer, le valsartan devient donc une alternative aux IEC dans cette population.

Après les bêtabloquants et l’aspirine, les IEC ont fait la preuve de leur efficacité, surtout chez les patients souffrant d’un infarctus sévère avec dysfonction ventriculaire gauche ou insuffisance cardiaque.

L’objectif de l’étude VALIANT était de comparer trois traitements : le captopril, le valsartan et l’association des deux. Le critère principal d’évaluation était la mortalité globale.

Les patients ont été randomisés entre le premier et le dixième jour suivant l’épisode aigu. Ils ont bien entendu bénéficié d’une prise en charge optimale avec, dans la mesure du possible, une procédure de revascularisation.

Le traitement par captopril a été commencé à la dose de 6,25 mg, le traitement par valsartan à la dose de 20 mg. Ces posologies ont été progressivement augmentées en quatre étapes avec l’objectif d’atteindre le troisième niveau au cours de l’hospitalisation. La dose cible (160 mg de valsartan deux fois par jour, 50 mg de captopril trois fois par jour, 80 mg de valsartan deux fois par jour plus 50 mg de captopril trois fois par jour) devait être obtenue, dans la mesure du possible, au troisième mois. Les cliniciens ont modifié les doses en fonction de la tolérance de chacun des patients. Le suivi a comporté six consultations au cours de la première année, puis une tous les quatre mois.

Une réduction de la mortalité comparable à celle obtenue sous IEC

De décembre 1998 à juin 2001, 14 808 patients ont été inclus, 14 703 ont été retenus, 4 909 dans le groupe valsartan, 4 885 dans le groupe bithérapie et 4 909 dans le groupe capropril. La durée moyenne de suivi a été de 24,7 mois.

La mortalité globale s’est révélée comparable dans les trois groupes . Ces résultats montrent que le valsartan réduit la mortalité toutes causes confondues de façon équivalente à celle du captopril (soit près de 26 %) mais coûte nettement plus cher. Il

La comparaison des résultats obtenus chez les patients sous bêtabloquants (70 %) et sans bêtabloquants montre une efficacité similaire. Cette observation permet de clore le débat sur une éventuelle interaction délétère entre les inhibiteurs des récepteurs de l'angiotensin II et les bêtabloquants. Comme l'expliquent les auteurs, on peut donc sans crainte associer ces deux classes thérapeutiques.

EUDE VAMIT
Valsartan in Acute Myocardial Infarction Trial - NEJM 2003 ;349:1893-1906
Comparaison captopril et valsartan dans l'infarctus du myocarde

Les résultats publiés de l'étude VAMIT (Valsartan in Acute Myocardial Infarction Trial) » qui a impliqué près de 15000 patients dans le NEJM. Les auteurs rappellent qu’il est démontré que les IEC réduisent la mortalité chez ce type de patients (IDM + dysfonction ventriculaire).

Dans les 10 jours qui suivaient un IDM compliqué par une dysfonction ventriculaire gauche, les patients ont été traités par valsartan, captopril ou une combinaison des deux.

Après un suivi médian d’un peu plus de deux ans, il apparaît que le risque de décès est le même dans les trois groupes. Toutefois, les effets secondaires indésirables étaient les plus nombreux avec l’association captopril et valsartan.
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