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LES PERICARDITES
Pr. Almange
Département de cardiologie et maladies vasculaires CHU de Rennes
mis à jour le 12 septembre 1998
http://www.med.univ-rennes1.fr/galesne/cardio/pericardites.htm


1 Les péricardites aiguës 1.1 Clinique 1.2 L'évolution 1.3 Le diagnostic étiologique 1.4 Le diagnostic différentiel 1.5 Le traitement
2 Les péricardites chroniques 2.1 Anatomiquement 2.2 Clinique 2.3 Etiologies 2.4 Traitement 3 Les affections non inflammatoires 3.1 L'hydropéricarde 3.2 L'hémopéricarde 3.3 Le pneumopéricarde


PERICARDITE AIGUË
SEMIOLOGIE
Le début est en général brutal (quelques heures), plus rarement subaigu (2 ou 3 jours).
Le signe révélateur le plus fréquent est la douleur thoracique (+++)
Elle peut revêtir divers types :
  • - pseudo-coronarienne (médiane, constrictive) à type d'oppression.
  • - plus discrète : sensation de brûlure thoracique ou d'endolorissement.

    Certains caractères sont évocateurs :
  • - les irradiations cervicales, scapulaires ou sus-épineuses,
  • - l'augmentation en inspiration forcée (+++) retrouvée dans 3/4 des cas, ou lors des changements de position,
  • - l'inefficacité des dérivés nitrés (alors que la douleur est diminuée par le repos, les sédatifs, les anti-inflammatoires).
  • - sa durée est variable (quelques heures à quelques jours).

    Les autres signes fonctionnels sont beaucoup plus rares :
  • - dyspnée modérée, souvent atténuée par la position assise ou penchée en avant,
  • - toux sèche.

    Les signes généraux sont inconstants et non spécifiques. Une fièvre modérée (38° C), est fréquente.

    TEXTE COMPLET : http://www.med.univ-rennes1.fr/galesne/cardio/pericardites.htm ou copie en cache [zz]

    LE DIAGNOSTIC de péricardite reposedonc sur l'auscultation, l'ECG, la radiographie thoracique, l'échocardiographie et la péricardiocentèse guidée par échographie ou fluoroscopie, avec éventuellement drainage.
    Le scanner et/ou l'IRM apportent des informations complémentaires lorsque les examens précédents n'ont pas permis d'affirmer le diagnostic, mais ce sont aujourd'hui les techniques d'immunofluorescence et de PCR qui permettent de distinguer les différentes étiologies.

    Le bilan biologique recommandé par les experts de l'ESC en première intention,
    • CRP, VS, numération formule sanguine et LDH.
    • La troponine I et les enzymes musculaires complètent le bilan afin d'éliminer un infarctus du myocarde.
    Traitement
    Le traitement symptomatique repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ains) et l'aspirine, sous couvert d'une protection gastro-intestinale.
    Le bénéfice de la colchicine a été démontré, elle est donc recommandée en association aux Ains ou en monothérapie, à la posologie de 0,5 mg deux fois par jour.
    Dans les péricardites virales (en dehors de l'infection par le VIH), seulement deux étiologies bénéficient d'un traitement particulier : des hyperimmunoglobulines en cas d'infection par le CMV et l'interféron dans les péricardites à Coxsackie.

    Dans les péricardites constrictives, le scanner ou l'IRM s'imposent aujourd'hui car ils permettent de moduler les indications thérapeutiques et de définir les patients qui bénéficieront d'une péricardiectomie.



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    PERICARDITES CHRONIQUES
    Elles correspondent en pratique aux péricardites chroniques constrictives (P.C.C.) définies par une symphyse partielle ou totale des deux feuillets du péricarde réalisant une coque rigide gênant l'expansion diastolique du cœur.

    SEMIOLOGIE
    Les circonstances de découverte sont variables :
  • - rarement au décours d'une péricardite aiguë,
  • - plus souvent à distance de l'épisode initial (5 à 10 ans après) souvent également en l'absence d'antécédent péricarditique.
  • La symptomatologie fonctionnelle est dominée par une dyspnée d'effort, souvent associée à une hépatalgie d'effort.

    Le tableau typique est celui du syndrome de Pick :
  • aspect de cirrhose décompensée :
  • - hépatomégalie ferme, lisse, sensible au début,
  • - ascite fréquente,
  • - oedèmes des membres inférieurs.

    Cependant des éléments permettent d'évoquer le diagnostic :
  • - turgescence des jugulaires (± reflux hépato-jugulaire)
  • - 3è bruit diastolique :
  • . rarement typique : vibrance péricardique de Lian, .
  • plus souvent : galop proto-diastolique.
  • - tachycardie et épanchements pleuraux sont fréquents,
  • - l'augmentation de la pression veineuse élimine une affection hépatique.

    TEXTE COMPLET : http://www.med.univ-rennes1.fr/galesne/cardio/pericardites.htm




    Colchicine dans le traitement des péricardites Arch Intern Med du 26 septembre 2005 - Pierre Allain Date : 16-10-2005

    La colchicine est commercialisée en France sous le nom de Colchicine Opocalcium*, comprimés à 1mg, boite de 20 et sous le nom de Colchimax*, comprimés à 1mg de colchicine qui contiennent en outre du tiémonium et de la poudre d'opium. Son indication classique bien connue est le traitement de la goutte.

    Un certain nombre d'études ont montré l'intérêt de la colchicine dans le traitement des péricardites récidivantes.

    Les résultats d'une étude ouverte menée chez 84 malades souffrant d'une péricardite publiés dans Arch Intern Med du 26 septembre 2005 (Colchicine as First-Choice Therapy for Recurrent Pericarditis) montrent que la prise de colchicine à la dose de 0,5 à 1mg par jour, a eu un effet très favorable sur l'évolution des péricardites.
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