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L'insulinorésistance est un facteur de risque d'athérosclérose plus important que l'insulinosécrétion chez le sujet "prédiabétique"

Un patient "prédiabétique" présente une augmentation de l'insulinémie à jeun (insulinorésistance) et une diminution de la sécrétion d'insuline lors d'une charge orale en glucose (insulinosécrétion). Cet état prédispose au diabète de type 2 et augmente le risque de développer une insuffisance coronaire.

L'équipe de San Antonio (USA) a suivi pendant 7 ans 1734 patients dont 195 "prédiabétiques" sont devenus diabétiques de type 2. Ce sont les "prédiabétiques" avec insulinorésistance et diminution de l'insulinosensibilité qui développent le plus souvent un diabète de type 2 (32% en 7 ans). De plus, les "prédiabétiques" avec insulinorésistance sans diminution de l'insulinosensibilité deviennent plus souvent diabétiques de type 2 que ceux dont l'insulinorésistance est diminuée (11% contre 6.2%). Les "prédiabétiques" avec insulinorésistance qui deviennent diabétiques de type 2 ont de façon significative une hypertriglycéridémie, une HTA systolique et diastolique, une baisse du HDLchol plus importante que les "prédiabétiques" avec diminution de l'insulinorésistance .

Cette étude souligne l'intérêt d'améliorer l'insulinosensibilité et/ou diminuer l'insulinorésistance plutôt que d'augmenter l'insulinosécrétion comme stratégie afin de prévenir un diabète de type 2 et de ralentir l'évolution vers une insuffisance coronaire principale cause de morbi-mortalité chez le patient diabétique.

Haffner SM, Mykkänen L, Festa A et al. Insulin-resistant prediabetic subjects have more risk factors than insulin-sensitive prediabetic subjects. Implications for preventing coronary heart disease during the prediabetic state. Circulation. 2000 Mar 7;101(9):975-80.

Voir également Le syndrome métabolique
Voir également TG tours de taille
Voir également DNID : 10 ans trop tard ?

DNID
Vraiment 10 ans trop tard

36e congrès annuel de l'European Association for the Study of Diabetes.

L'atteinte des organes cibles et l'hyperinsulinémie ont un point commun : elles commencent toutes deux longtemps avant que le diabète n'ait été diagnostiqué. L'atteinte des organes cibles s'installe sournoisement et débute en général bien avant que le diagnostic de diabète ne soit posé, ce que confirme l'évaluation des données de plus de 100 000 patients anglais atteints de diabète de type II.
  • les complications ophtalmiques débutent sept ans avant le diagnostic du diabète.
  • La créatinine dépasse déjà 125 mmol/l dix ans avant,
  • les premières manifestations des complications au niveau du pied apparaissent 13 ans avant
  • les troubles cardiovasculaires précèdent le diagnostic de 16 ans.

    Au moment du diagnostic, 35 % des patients présentaient déjà des atteintes organiques liées au diabète. Les complications microvasculaires pourraient donc commencer dix ans avant l'établissement du diagnostic et les complications macrovasculaires même 20 ans avant, en a conclu le UK Diabetes Group.
  • Une autre étude réalisée en Suède conforte cette hypothèse.
    Voir également DNID : 10 ans trop tard écrit en 1998.

    Facteurs de risque cardiovasculaire Quelques composantes du syndrome métabolique figurent également parmi les facteurs de risque cardiovasculaire.

    La question restait de savoir si l'insulinorésistance devaut être considérée comme un facteur de risque. C'est ce qu'a cherché à vérifier une étude prospective de cohorte réalisée en Suède en suivant 4 865 sujets non diabétiques. Son objectif était de mettre en évidence une éventuelle relation entre infarctus du myocarde et insulinorésistance. Etait considéré comme insulinorésistant tout sujet présentant une insulinémie supérieure à 9 mUI/l.
    Les investigateurs ont constaté que, chez les sujets non diabétiques insulinorésistants, le risque relatif d'événements cardiovasculaires était plus élevé, atteignant 1,7. « L'hyperinsulinémie peut par conséquent être considérée comme un marqueur indépendant d'infarctus du myocarde », a déclaré le Dr B. Hedblad, Hôpitaux universitaires de Malmö.

    PREDIABETE - INSULINORESISTANCE
    RISQUE CARDIO-VASCULAIRE


    American Diabetes Association 61st Annual Scientific Sessions, Philadelphia, USA

    Pre-diabetic patients have an increased risk of cardiovascular events compared with persons without diabetes, said Steven Haffner, MD, from the University of Texas Health Sciences Center, San Antonio. This increased risk is probably caused by increased insulin resistance.

    Cardiovascular risk factors are common prior to the onset of type 2 diabetes but whether cardiovascular disease actually precedes diabetes had not been studied. Dr. Haffner analyzed 2,008 non-diabetic patients from the San Antonio Heart Study II who had been followed for an average of 7.5 years. During the course of follow-up, 195 patients developed diabetes. These 195 patients had a 58% increase in the incidence of cardiovascular disease or angina during their pre-diabetic state relative to the subjects who did not develop diabetes.

    The investigators then calculated insulin resistance and insulin secretory capacity among the study participants. "The greater risk of cardiovascular disease in pre-diabetic subjects appears to be linked to insulin resistance as opposed to insulin secretion," said Dr. Haffner. Pre-diabetic subjects who had a high insulin resistance had twice the risk of cardiovascular disease and pre-diabetic subjects with a low insulin resistance had a 74% reduced risk of cardiovascular disease compared with subjects who did not develop diabetes. Pre-diabetic subjects with low insulin secretory capacity had only a modest increased risk of cardiovascular disease while pre-diabetic subjects with high insulin secretory capacity had double the risk of cardiovascular disease compared with subjects who did not develop diabetes.
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