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POUR TOUS LES INFARCTUS DU MYOCARDE
un test de tolérance au glucose ?

Source : cf infra

Le pronostic de l’IDM chez un diabétique est aggravé et surtout ce risque cardiovasculaire accru se retrouve aussi chez les sujets présentant une simple intolérance au glucose.
Voir également : DNID : 10 ans trop tard ?).
Voir également : Syndrome X
Voir également : L'insulinorésistance est un facteur de risque d'athérosclérose chez le sujet "prédiabétique"

Faut-il pour autant rechercher systématiquement ce facteur de risque après une phase aiguë d’IDM ?

L'étude DIGAMI avait montré que la normalisation de la glycémie est un élément important pour la récupération et le pronostic du post-IDM non seulement chez le patient diabétique mais également non diabétiques.

Une étude suédoise menée sur 144 patients non diabétiques ayant présenté un IDM (moyenne d’âge 63,5 ans) a montré « forte prévalence d’anomalies métaboliques du glucose ». En effet dans leur série moins de 35 % d’entre eux présentaient une tolérance au glucose normale 3 mois après leur sortie.

Un des principaux apports de cette étude tient dans la détermination des facteurs prédictifs indépendants d’un diabète futur après un IDM : une hémoglobine glyquée à l’admission supérieure à 4,9 % et une Glycémie à jeûn au jour 4 supérieure à 5,3 mmol/L avaient toutes deux une sensibilité de l’ordre de 80 % et une spécificité au-delà de 50 %.

Etant donnée ces résultats dans la population hospitalisée pour IDM, il parait raisonnable de pratiquer ce dépistage pour tous les patients.
Il faut noter que la combinaison HbA1c-G0 parait plus fiable que l'HGPO (avec 75 g de glucose) , test de référence chez les sujets asymptomatiques.

Une chose est sûre : si les chiffres avancés par Norhammar et al se condirment, il y a réellement un effort conséquent à faire au niveau du dépistage du diabète/ intolérance au glucose pour les patients frappés d'un IDM.
Les stratégies thérapeutiques et/ou préventives à proposer aux patients restent à codifier : insulinothérapie intensive, autres approches médicales. Mais d’ores et déjà, une stratégie de changement de style de vie pour tous les patients coronariens demeure essentielle.

Voir également : Prévention du DNID
Voir également : Le problème de l'homocysteine

Source :

Glucose metabolism in patients with acute myocardial infarction and no previous diagnosis of diabetes mellitus: a prospective study
Lancet 2002; 359: 2140-44

Anna Norhammar, Åke Tenerz, Göran Nilsson, Anders Hamsten, Suad Efendíc, Lars Rydén, Klas Malmberg
Correspondence to: Dr Anna Norhammar (e-mail:anna.norhammar@ks.se)

Summary
Background Glycometabolic state at hospital admission is an important risk marker for long-term mortality in patients with acute myocardial infarction, whether or not they have known diabetes mellitus. Our aim was to ascertain the prevalence of impaired glucose metabolism in patients without diagnosed diabetes but with myocardial infarction, and to assess whether such abnormalities can be identified in the early course of a myocardial infarction.

Methods We did a prospective study, in which we enrolled 181 consecutive patients admitted to the coronary care units of two hospitals in Sweden with acute myocardial infarction, no diagnosis of diabetes, and a blood glucose concentration of less than 11·1 mmol/L. We recorded glucose concentrations during the hospital stay, and did standardised oral glucose tolerance tests with 75 g of glucose at discharge and again 3 months later.

Findings The mean age of our cohort was 63·5 years (SD 9) and the mean blood glucose concentration at admission was 6·5 mmol/L (1·4). The mean 2-h postload blood glucose concentration was 9·2 mmol/L (2·9) at hospital discharge, and 9·0 mmol/L (3·0) 3 months later. 58 of 164 (35%, 95% CI 28-43) and 58 of 144 (40%, 32-48) individuals had impaired glucose tolerance at discharge and after 3 months, respectively, and 51 of 164 (31%, 24-38) and 36 of 144 (25%, 18-32) had previously undiagnosed diabetes mellitus. Independent predictors of abnormal glucose tolerance at 3 months were concentrations of HbA1c at admission (p=0·024) and fasting blood glucose concentrations on day 4 (p=0·044).

Interpretation Previously undiagnosed diabetes and impaired glucose tolerance are common in patients with an acute myocardial infarction. These abnormalities can be detected early in the postinfarction period. Our results suggest that fasting and postchallenge hyperglycaemia in the early phase of an acute myocardial infarction could be used as early markers of high-risk individuals.

Lancet 2002; 359: 2140-44
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