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HTA SYSTOLIQUE
Juin 2004

HTA systolique est définie par une systole > 140 mmHg
associée à une différentielle [systole-diastole] (appelée également IPS : index de pression systolique) > 60 mmHg. (exemple 170/90 IPS= 170-90 = 80 mmHg)

Elle survient presque toujours après plusieurs années d'évolution d'une HTA traitée et presque toujours aprés 60 ans.
Il semblerait que cela corresponde à un vieillissement vasculaire soit normal (patients auparavant normo tendus par perte d'élasticité des parois vasculaires ) au delà de 60 ou 70 ans soit à une altération du système vasculaire chez des patients auparavant hypertendus bien équilibrés
C'est également une forme d'évolution habituelle de l'HTA du diabétique de type 2

L'HTA systolique est souvent caractérisée par une grande variabilité des chiffres tensionnels car elle est particulièrement sensible à l'effet "blouse blanche" chez une population âgée à prédominance féminine. Les recommandations de mesure après plusieurs mesures de repos en décubitus sont donc particulièrement importante et la réalisation d'un relevé d'auto mesure (matin et soir trois jours de suite) largement privilégié (Etude SHEAF -Self-measurement of blood pressure at home in the elderly : assessment and follow-up)

Voir également HTA Systolique des séniors
Voir également HTA du sujet âgé (2007)
Voir également HTA systolique 2001 (Sang Thrombose Vaisseaux. Vol. 13, Numéro 5, Mai 2001)
Voir en fin de texte : Pourquoi et par quoi faut-il remplacer la mesure de la pression artérielle au cabinet médical ? [Lire]

NB - NB - NB - NB
A 150/100, les complications sont prévisibles à longue échéance (10 à 20 ans)
A 150/80, les complications sont prévisibles à courte échéance

BILAN INITIAL
Il recherchera les facteurs de risques et les premières atteintes du système cardio-vasculaire
  • Tabagisme, sédentarité, surpoids
  • Cholestérol, diabète, fonction rénale
  • Artérite, athérome aortique, artères rénales, vaisseaux du cou...(Echodoppler)
VALEURS CIBLES
La réalisation d'un relevé d'auto mesure (matin et soir trois jours de suite) largement privilégié (Etude SHEAF) et doivent montrer un contrôle tensionnel < 135 mmHg même si les chiffres trouvés en consultation sont plus élevés


TRAITEMENT
L'étude parue dans Sang Thrombose Vaisseaux. Vol. 13, Numéro 5, Mai 2001 Auteur(s) : Jean-Jacques Mourad [Lire] est confirmée.

Associés à la correction des facteurs de risque, les médicaments les plus adaptés pour faire baisser la systole sont :
  • les diurétiques thiazidiques type hydrochlorothiazide .
    A noter que leur association fixe avec un IEC ou un sartan permet de diminuer le risque d'hypokaliémie et pourrait améliorer la protection vasculaire

  • Les inhibiteurs calciques (ICA) qui ont une efficacité identique sans impact métabolique. Les ICA neutres ou bradycardisants doivent être privilégies [Lire]

  • Les associations diurétiques- ICA

  • NB : Les bêtabloquants ne sont pas très efficaces dans le traitement de l'HTA systolique
PAR AILLEURS....
Pourquoi et par quoi faut-il remplacer la mesure de la pression artérielle au cabinet médical ?
G. Bobrie : Centre de médecine préventive cardio-vasculaire, Hôpital Broussais, 96, rue Didot, 75014 Paris, France.
Texte complet : http://www.john-libbey-eurotext.fr/articles/a9F813ED0/index.htm
Au même titre que la cholestérolémie et la glycémie, la PA doit être régulièrement mesurée. Étant donné les difficultés concernant la mesure conventionnelle de la PA, que l'on pourrait résumer par " méthode de mauvaise qualité ", il vaudrait mieux privilégier l'utilisation systématique, chez tous les adultes, de l'une des deux autres méthodes (MAPA ou auto mesure à domicile) tous les 5 ans, pour vérifier que la PA est normale, a fortiori chez les sujets ayant peu de suivi médical et dont l'unique et rare mesure tensionnelle risque de méconnaître le diagnostic d'HTA.
Si, malgré tout, l'on poursuivait l'utilisation de la mesure au cabinet médical pour le dépistage de l'HTA en arguant que le pourcentage d'hypertendus méconnus ne dépasserait pas 5 à 10 %, il faudrait quand même généraliser les autres méthodes de mesure de PA pour confirmer le diagnostic d'une HTA " blouse blanche ", puis pour affirmer que le traitement est inefficace avant d'en changer, d'en augmenter la dose, ou de l'associer à une autre spécialité...
Comment pouvons-nous continuer à prétendre apprécier l'efficacité ou l'inefficacité d'un traitement antihypertenseur avec la ou les deux mesures d'une seule consultation quand on connaît l'intensité de la variabilité de l'HTA, et la fréquence de l'HTA " blouse blanche " responsables de fausses " HTA résistantes ", la fréquence des sujets apparemment contrôlés et qui en fait ne le sont pas...
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