L'etude ANBPS2
(Australian National Blood Pressure Study-2)

Février 2003

Cette étude compare l’hydrochlorothiazide et l’énalapril .

6 083 sujets de 65 à 84 ans ont été suivis sur 4,1 ans. La PA moyenne à l’entrée était de 168/91 mmHg, et on recensait 8 % de coronariens, 7 % de diabétiques et 5 % de patients avec antécédents de maladie cérébrovasculaire.

La posologie devait être adaptée de manière à atteindre :
  • une baisse d’au moins 20 mmHg pour la PA systolique, et à passer au moins sous la barre des 160. Une réduction supplémentaire pour passer sous les 140 était ensuite envisagée si le traitement était correctement toléré.
  • Côté PA diastolique moins de 90 mmHg était requis (80 si possible) avec une baisse minimum de 10 mmHg.
  • Enfin pour atteindre ces objectifs l’addition de ß-bloquants, d’inhibiteurs calciques ou d’alpha-bloquants était autorisée, à la discrétion du médecin traitant.
Comme dans ALLHAT que la monothérapie n’a qu’un temps
Après 4 ans seuls les deux tiers des patients étaient encore suffisamment contrôlés avec un seul produit, alors que 6 % des patients avaient recours à 3 médicaments ou plus.
Les adjonctions les plus fréquentes étaient les inhibiteurs calciques (24 %) et les ß-bloquants (12 %).
On notera aussi les 13 % des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, les sartans, introduits après le début de l’essai dans la pharmacopée. Grâce à cela l’objectif initial a été atteint sans encombre, avec –26/–12 mmHg en moyenne dans les deux bras de l’étude.

Mais en dépit de cette similitude le résultat sur le critère primaire – événements cardiovasculaires et mortalité toutes causes confondues – différait sensiblement.
  • La proportion atteignait 56,1 pour 1 000 patient-années avec l’IEC
  • elle montait à 59,8 avec le diurétique
Surtout l’analyse plus en détail fait apparaître que le bénéfice concerne les hommes essentiellement, avec une réduction du risque de 17 % tandis que chez les femmes l’avantage n’est plus significatif. Au final cette supériorité semble plutôt provenir d’une réduction de l’incidence des premiers événements coronariens non fatals et des IDM non fatals.
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