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Prévention cardiovasculaire
Soyez BASIC

04/2007 - 2011 - 2012

La prise en charge de tous les patients en post-infarctus doit reposer sur l'association BASIC : bêtabloquant, antiagrégants plaquettaires, statine, IEC et contrôle des facteurs de risque. (Etude Hippisley Cox - BMJ diminution de 75 % de la mortalité globale)
Selon les études, le duo statine-antiagrégant plaquettaire donne déjà une diminution de plus de 60% des décès.

Esculape: Cette association pourrait également être recommandée pour les patients coronariens ou diabétiques avec facteurs de risque associé car une étude canadiennea étudié le risque cardiovasculaire rétrospectivement sur 379 000 diabétiques. Il apparait le diabète confère un risque comparable aux personnes non diabétiques de 15 ans plus âgées

L'accent doit également être mis sur le contrôle des facteurs de risque par l'activité physique, la réduction pondérale, la modification des habitudes alimentaires, la prise en charge du stress et de l'arrêt du tabac sont des mesures qui contribuent à améliorer le profil lipidique (et notamment à augmenter le HDL cholestérol).

NB : En cas d’intolérance aux IEC, certains antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA-II) peuvent être utilisés (Voir les AMM dans cette indication)

NB : L’aspirine à faible dose (de 75 à 325 mg/j) doit être prescrite indéfiniment, sauf contre-indication, avec un bénéfice sur le risque d’accident coronaire majeur ou d’accident vasculaire cérébral, voire sur la mortalité. En cas d’allergie ou d’intolérance, il convient d’utiliser le clopidogrel.
L’association aspirine-clopidogrel est utilisée en cas d’infarctus revascularisé avec pose de stent (arrêt du clopidogrel après un mois au moins en cas de stent non enrobé, six mois au moins et au mieux 12 mois en cas de stent actif.)

Source :Le suivi en ville du patient en postinfarctus - Pr ALBERT HAGÈGE Pôle cardio-vasculaire, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris http://www.quotimed.com/FMC/index.cfm?DChapIdx=97866&DIssIdx=13402

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En 2011....

Cochrane « démonte » les études prônant l'utilisation des statines en prévention primaire
La revue indépendante d'analyse médicale Cochrane vient de publier un travail de l'équipe du Dr Fiona Taylor (Londres, Grande-Bretagne) qui réévalue de façon très critique toutes les grandes études réalisées jusqu'à ce jour sur l'intérêt des statines en prévention primaire.
La plupart des études concluant à leur intérêt [des statines] chez les patients sans antécédent CV souffrent de larges biais ou d'insuffisances méthodologiques [Lire]; En terme de rapport coût / bénéfice et d'amélioration de la qualité de vie, l'intérêt de la prévention primaire par statines reste très limité. De plus, leurs effets secondaires à long terme sont peut-être sous-estimés. En tout état de cause, leur prescription à large échelle chez des personnes ayant peu de risque reste donc très sujette à caution, » conclut le Dr Taylor.

Mauvaise note pour la prévention
S'agissant de prévention, 2011 aura été marquée par les premières recommandations européennes sur les dyslipidémies [Lire], élaborées conjointement par l'European Atherosclerosis Society (EAS) et l'European Society of Cardiology (ESC).
L'électrochoc de 2011 a été la grande étude de prévention secondaire cardiovasculaire PURE, qui constate qu'au niveau mondial, les taux de prescription des principaux médicaments recommandés en prévention secondaire CV, sont compris entre 14% pour les statines, et 25% pour les antiplaquettaires

En 2012...

Quelle dose d'aspirine après un syndrome coronaire aigu (SCA) ?
Les analyses n'ont retrouvé aucune différence significative entre les groupes de doses (<160 mg ou >=160mg), à 1 mois et à 6 mois, sur les différents critères de jugement, excepté sur les hémorragies à 1 mois en cas de prise en charge purement médicale. Ces résultats suggèrent donc que, par rapport aux « faibles » doses d'ASA, les plus fortes doses ne procurent pas de bénéfices dans les suites d'un SCA. [Lire]

Pas de bénéfice des bêtabloquants chez les coronariens ?
L'étude REACH lance un pavé dans la mare : Selon ses résultats, les bêtabloquants n'apporteraient pas de bénéfice net en terme de morbimortalité, ni chez les sujets à haut risque cardiovasculaire, ni chez les coronariens n'ayant pas souffert d'infarctus, ni même, plus surprenant, chez les coronariens en post-infarctus ou tout du moins à distance de celui-ci.
Doit-on en conclure que le « B » du traitement BASIC (Bêtabloquant, Antiagrégant, Statine, IEC, Contrôle des facteurs de risque) n'est plus indispensable chez le coronarien à l'ère de la cardiologie moderne? Pas si sûr... [Lire]

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