MACRO-ÉCONOMIE et BÉNÉFICES
A PROPOS DE LA SANTÉ

Source www.un.org/french/events/wssd/pages/kit6f.pdf


Le problème

Le développement durable est impossible sans des populations en bonne santé - pourtant la plupart des activités de développement ont des impacts sur l'environnement qui peuvent, en retour, provoquer ou exacerber de nombreux problèmes de santé.

Les problèmes de santé et les maladies ont un coût. LeVIH/sida a tué des millions de gens à l'âge où ils sont le plus susceptible d'avoir des enfants, tandis que la pollution de l'air et de l'eau continue de tuer des millions de personnes chaque année, la plupart dans les pays en développement.

La Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé, Gro Harlem Brundtland, a fait remarquer que les taux de prévalence du VIH entre 10 et 15 % - qui ne sont pas si rares - peuvent se traduire par une réduction du taux de croissance du PNB par habitant de jusqu'à 1 % par an. La tuberculose, exacerbée par le VIH, prélève sur les revenus des communautés pauvres l'équivallent de 12 milliards de dollars, note-t-elle, ajoutant que « le PNB de l'Afriques serait probablement de 100 milliards de dollars plus élevé aujourd'hui si le paludisme avait été éradiqué il y a 30 ans, lorsque les mesures de contrôle efficaces de la maladie ont commencé à être disponibles ».

Selon la Commission sur la macro-économie et la santé, établie par l'OMS afin d'étudier les liens existant entre la santé et le développement économique, les investissements dans le secteur de la santé des pays en développement permettent de sauver des vies et produisent des bénéfices financiers évidents et mesurables.

Des dépenses bien ciblées, d'un montant de 66 milliards de dollars par an jusqu'en 2015, pourraient sauver jusqu'à 8 millions de personnes par an et générer six fois plus de bénéfices économiques, soit plus de 360 milliards de dollars par an d'ici à 2020.

Chiffres clés

Près de 11 millions d'enfants meurent avant l'âge de cinq ans, chaque année, dans les pays en développement.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), près de 70 % de ces décès sont dûs aux maladies diahrrétiques, aux infections respiratoires, au paludisme, à la rubéole ou à la malnutrition.

Les recherches suggèrent que les enfants de moins de cinq ans peuvent subir jusqu'à 40 % des maladies causées par des facteurs de risque environnementaux, et ce bien qu'ils ne représentent que 10 % de la population mondiale.

Entre 5 et 6 millions de personnes meurent chaque année, dans les pays en développement, suite aux maladies qui se développent dans l'eau et à la pollution de l'air. La mauvaise qualité de l'environnement contribue à 25 % de toutes les maladies évitables dans le monde aujourd'hui.

Plus de 60 millions de personnes ont été infectéespar le VIH/sida - la quatrième plus importante cause de décès au monde - depuis le début de l'épidémie. On estime que, fin 2001, 40 millions de personnes, dont un tiers âgé de 15 à 24 ans, vivaient avec la maladie. Près de 92 % des cas se rencontrent dans les pays en développement

.Chaque année, près de 8,8 millions de personnes contractent la tuberculose sous sa forme active et 1,7 millions meurent de la maladie. Les malades de la tuberculose vivent, à 99 %, dans les pays en développement. La plupart d'entre eux sont pauvres et ont entre 15 et 54 ans.Entre les années 2000 et 2020, à peu près 1 milliard de personnes supplémentaires seront infectées par la tuberculose, 22 millions tomberont malades et 35 millions en mourront si les efforts actuels pour contrôler la maladie se sont pas accentués et multipliés de beaucoup.

Au cours de l'année 2000, 1,3 million d'enfants de moins de cinq ans sont morts, dans les pays en développement de maladies dûes à l'eau non potable, aux mauvaises conditions sanitaires et au manque d'hygiène.

Le paludisme tue près d'un million de personnes chaque année, dont 70 % sont des enfants de moinsde cinq ans. Près de 90 % des cas mortels de paludisme se trouvent en Afrique subsaharienne. On estime qu'en Afrique le paludisme a provoqué des pertes économiques équivalentes à plus de 12 milliards de dollars par an.

Sur les 2,2 millions de morts annuelles causées,chez les enfants de moins de cinq ans, par de sévères infections respiratoires, 60 % sont liés à la pollution atmosphérique intérieure (causée en grande partie par les combustions de la biomasse dans des espaces confinés), au manque de chauffage adéquat et à d'autres conditionsde vie peu saines.

Ce qui devrait être fait...

Lors du Sommet du millénaire des NationsUnies, en septembre2000, les Etats Membres se sont mis d'accord pour agir dans un grand nombre de domaines, dont la plupart ont un impact direct sur la santé.

Ils ont décidé que, d'ici à 2015, les gouvernements :
  • Réduiraient de moitié le nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour;
  • Réduiraient de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim;
  • Réduiraient de deux tiers le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans;
  • Réduiraient de trois quarts le taux de mortalité maternelle;
  • Arrêteraient et commenceraient à réduire la propagation du VIH/sida;
  • Arrêteraient et commenceraient à réduire la prévalence du paludisme et d'autres maladies importantes.
Ce qui ne sera pas fait...

Si les dépenses engagées dans les forces armées du monde et l'énergie mise en route pour lutter contre le terrorisme étaient affectées aux véritables fléaux de notre planète et en particulier à la pauvreté - source de la majorité des morts prématurées, des dérives idéologiques et des violences - les solutions pourraient être probablement dégagées en quelques années...
On peut rêver, non ?
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