M. Schwartzenberg veut inscrire dans la loi
"le droit à une mort digne"

PARIS, 15 avr 1999 - Le président du groupe Radical, Citoyen et Vert à l'Assemblée nationale, Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG), souhaite inscrire dans la loi que "chacun a le droit à une mort digne" et le faire figurer dans la proposition de loi sur les soins palliatifs que les députés devraient adopter en première lecture le 6 mai.

"L'ultime droit de la personne gravement malade, c'est le droit à une mort digne, en particulier par l'accès aux soins palliatifs qui préservent la meilleure qualité de vie possible jusqu'au décès", a dit M. Schwartzenberg
Il présentait sa proposition de loi, cosignée par tous les députés radicaux de gauche, qui vise à favoriser l'accès aux soins palliatifs.

Ce texte devrait être examiné par les députés, avec une proposition de loi de la députée Gilberte Marin-Moskovitz (MDC) et une autre du socialiste Jean-Jacques Denis, ainsi qu'un texte de Bernard Perrut (DL, Rhône), instituant un congé d'accompagnement des personnes en fin de vie. Il tend à "remédier à l'insuffisance manifeste de l'offre de soins palliatifs en France et à son inégale répartition sur le territoire, facteur d'inégalité de traitement entre les malades en fin de vie".
Selon M. Schwartzenberg, les unités existant actuellement ne peuvent accueillir, chaque année, qu'environ 3,5% des quelque 150.000 personnes "souffrant de cancers et de troubles neurologiques dégénératifs au stade terminal".

Interrogé sur l'euthanasie, M. Schwartzenberg a estimé que "la vraie solution" pour les cas désespérés, c'est "les soins palliatifs qui règlent 90% de ces cas".

Voir à ce sujet :
---- Le patient cancéreux algique en fin de vie
---- les douleurs chez la personne âgée en pratique gériatrique quotidienne
---- Le piège d'une médicalisation excessive en gériatrie
Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente