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TROPONINE I CARDIAQUE

Le dosage de la Troponine I et T présentent des isoformes spécifiques du myocarde.
Leur dosage en urgence permet maintenant de diagnostiquer des IDM même à ECG normal (IDM sans onde Q, micronécroses ou phase précoce)
Elles sont détéctables dans le sang 4 à 8 heures aprés la nécrose avec un pic vers la 24ème heure et présentent des taux signficatifs pendant 10 jours.

Nouvele définition de l'IDM : Toute élévation du marqueur biochimique Troponine dans un contexte d'ischémie myocardique voire de douleur throracique atypique doit être considéréé comme un infarctus du myocarde
Voir Syndrome coronarien aigu
Voir plus bas : Troponimes et D-dimères : oui, mais.... [Lire]

Troponine élevée ne signifie pas toujours coronaropathie
26 janvier 2011
L'élévation de troponine est fréquente dans des situations extracardiaques et dans les services d'urgence, la troponine est souvent dosée chez des patients qui ont une faible probabilité de syndrome coronaire aigu. Cardiologues et urgentistes sont de plus en plus souvent confrontés à des troponines positives difficiles à interpréter. [Lire]

TROPONINE Ic Normal : < 0,35 ng/ml C'est le marqueur idéal de l'IDM car
----- Précoce : 2 à 4 heures et il reste élevée 5 à 9 jours aprés )
----- Spécificité cardiaque à 100 % même en cas de lésions musculaires ou rénales associées
Comparativement CK et CK-MB demande 6 à 8 heures pour se positiver et spécificité largement moindre ( maladie musculaire, sportif, traumatisme, chirurgie, embolie pulmonaire, insuffisnace rénale chronique, asthme

RISQUE
CKMB
Troponine
Angor stable
0
0
Micronécrose
0
+++
Angor Instable
0
(voir infra)
IDM sans onde Q
0
+++
Macronécrose
+
+++

ANGOR INSTABLE
Le dosage de la TnIC pendant les 24 premières heures permet de définir si un patient présentant un angor instable a un risque majeur d'IDM ou de décès à court terme (Etude réalisée à Bichat sur 100 patients)
Proposition de prise en charge de l'angor instable / taux de TnIc
Dosages répétés TnIc pendant les 24 premières heures d'hospitalisation
TnIc normale
TnIc élevée
- Traitement conventionnel
- Hospitalisation courte
- Coronarographie différée
.
- Transfert en milieu spécialisé
- Stratégie incisive :
.... Angioplastie précose
.... Trt anti GPIIb-IIIa
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Troponines et D-dimères : oui mais...
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the Bombay Hospital Journal ( Juillet 2004 ) -
Stethonet.org.

Quand les taux de troponine T et I étaient élevés chez des patients précordialgiques, on a cru que le diagnostic d'infarctus du myocarde était possible sans l'aide d'un ECG. Cette notion s'est rapidement retrouvée dans les précis de pathologie.
Les taux de troponine ont acquis une telle importance que les terminologies d'angor instable et d'infarctus ont fait place à celle de syndrome coronarien aigu: nouvelle étiquette donnée aux syndromes précordialgiques avec altérations ECG et troponines élevées.
Puis il est apparu que d'autres pathologies graves ( dont l'embolie pulmonaire ) pouvaient augmenter les troponines.
On sait actuellement que le taux de troponines a surtout une valeur négative: si au terme de 12 heures, ce taux reste normal, on peut exclure un syndrome coronarien aigu.

L'histoire des D-dimères est semblable: on a d'abord cru avoir un test permettant de diagnostiquer une embolie pulmonaire. Puis des observations ont montré que les D-dimères étaient augmentés dans les thromboses veineuses profondes, les insuffisances rénale, cardiaque et hépatique, le syndrome de coagulation intravasculaire disséminée, les blessures graves, les grosses interventions chirurgicales, le cancer de la prostate avant et après intervention... et l'IDM (avant les troponimes)
En conclusion, un taux de D-dimères normal exclut l'embolie pulmonaire. Elevé, il invite à rechercher diverses pathologies qui peuvent l'augmenter!

Pour en savoir plus : the Bombay Hospital Journal http://www.bhj.org

De l’intérêt d’utiliser les marqueurs biologiques pour diagnostiquer un infarctus
Salomaa V et coll. : "A new definition for myocardial infarction: what difference does it make?" Eur Heart J., 2005 ; 26 : 1749-1725. © Copyright 2005 http://www.jim.fr - Dr Benoît Tyl - 08/2005

Le diagnostic de l’infarctus du myocarde (IDM) a commencé à être standardisé au début des années 1980 avec des définitions telle que “WHO MONICA”. Il était alors posé en se basant sur la symptomatologie, les modifications électrocardiographiques, l’élévation des marqueurs biologiques alors disponibles et dans les cas fatals sur l’autopsie. Suite à l’apparition de nouveaux marqueurs extrêmement sensibles comme la troponine et la mesure de la fraction MB de la créatine kinase (CPK MB), la société européenne de cardiologie a proposé une nouvelle définition de l’IDM en 2000 qui a été révisée en 2003. Il restait à déterminer l’intérêt d’une telle évolution ce qui a été fait en examinant les dossiers de 6104 patients de 25 ans à 75 ans hospitalisés dans plusieurs centres finlandais entre 1997 et 2002 et pour lesquels les résultats de tous les marqueurs étaient disponibles.

La nouvelle définition de l’IDM a permis d’identifier 83 % de patients de plus que WHO MONICA. Ces patients étaient plus souvent âgés et diabétiques et ont moins souvent bénéficié de traitements de revascularisation. Après ajustement selon l’âge, le sexe, la localisation du centre de soin et l’année d’hospitalisation, leur risque de décès cardiovasculaire s’est avéré supérieur à celui des patients considérés comme ayant un IDM selon l’ancienne classification (ratio de hasard 1,6, intervalle de confiance : 1,1 ; 2,2).

La nouvelle définition de l’IDM, qui fait largement appel aux marqueurs biologiques récents comme la troponine, permet de porter ce diagnostic chez des patients à haut risque, non identifiés précédemment. Ces résultats sont en faveur de la généralisation de son utilisation sous réserve de leur confirmation à long terme.
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