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Parcours Personnalisé de Soins (PPS)
Le PPS c'est comme la PROSE de Monsieur Jourdain
« Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien,
et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela. »

[Texte complet HAS ]

A partir d'un certain âge
la polypathologie devient la norme

The Lancet, Early Online Publication, 10 May 2012

Les généralistes savent que de très nombreux patients âgés sont atteints de plus d’une affection et que les co-morbidités interférèrent avec le diagnostic des différentes pathologies et surtout avec le traitement des malades. Entre 65 et 84 ans, 65 % des sujets souffraient d’au moins deux « pathologies » chroniques et qu’au-delà de 85 ans cette prévalence atteignait 80 %, chaque sujet étant alors atteint en moyenne de 3,62 « pathologies ». Il est également apparu que l’association d’une morbidité psychiatrique avec une morbidité somatique concernait environ un tiers des sujets atteints de polypathologie, avec une surreprésentation de ce type de co-morbidité chez les femmes et les sujets les plus pauvres.

Les auteurs et l’éditorialiste du Lancet esquissent quelques pistes dans ces domaines (cf Abstract infra).
  • Il serait souhaitableque les recommandations qui quident de plus en plus nos pratiques soient adaptables de façon simple aux comorbidités les plus fréquentes, peut-être avec l’aide de logiciels ad hoc.
  • Dans le domaine de l’organisation de la pratique médicale, ils préconisent de mettre un terme à la fragmentation des prises en charge en privilégiant, en ville les maisons médicales regroupant des équipes pluridisciplinaires de professionnels de santé, et à l’hôpital en accroissant le rôle des généralistes et des internistes dans la prise en charge des patients atteints de polypathologies.
  • il leur semble essentiel que les grandes études qui fondent la légitimité des recommandations incluent désormais des sujets plus représentatifs du monde réel, c’est-à-dire en termes clairs, davantage de sujets âgés ou très âgés et plus de patients atteints de polypathologies.
1) Salisbury C. Multimorbidity: redesigning health care for people who use it. Lancet 2012. Publication avancée en ligne le 10 mai 2012 (10.1016/S0140-6736(12)60482-6)

Privilégier le parcours de soins
pour améliorer la qualité de la prise en charge

La Haute Autorité de Santé (HAS) entend promouvoir une vision rénovée de la prise en charge des maladies chroniques en centrant leur organisation autour de parcours de soins permettant le plus possible un accompagnement du malade à la fois personnalisé et coordonné.
Cette approche constitue l’une des voies les plus sûres de la qualité soignante et de l’efficacité économique du système de santé, en ayant recours au bon moment à chaque compétence professionnelle médicale, soignante et sociale, et en réduisant ce faisant les dépenses mal orientées ou inadéquates

la HAS propose un schéma simplifié du parcours de soins permettant de positionner les professionnels.
La HAS a, de plus, élaboré un modèle de programme personnalisé de soins (PPS). Le PPS permet une démarche qui doit servir à mettre en œuvre un parcours de soins adapté de manière partagée entre le patient et les soignants. Ce PPS s’appuie sur une évaluation globale de la situation du patient et de ses besoins et préférences, prenant en compte les éventuelles situations de poly-pathologies. Il est organisé en deux parties : la description des objectifs et interventions établis avec le patient, la planification du suivi (examens biologiques à répéter, radiologies, consultations spécialistes, …).

Quatre guides déjà disponibles
La HAS inaugure cette nouvelle approche des maladies chroniques par la publication de quatre guides et outils associés : BPCO, maladie rénale chronique , maladie de Parkinson et insuffisance cardiaque. D’autres guides – sur la maladie coronarienne, la fibrillation auriculaire, la sclérose en plaques et la maladie d’Alzheimer – sont en préparation.

[Texte complet]

Voir également :
l'insuffisance cardiaque selon l'HAS : soyez "Zen" [Lire]

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Epidemiology of multimorbidity and implications for health care,
research, and medical education: a cross-sectional study

Lancet, Early Online Publication, 10 May 2012
Karen Barnett PhD a, Prof Stewart W Mercer PhD b, Michael Norbury MBChB a, Prof Graham Watt MD b, Prof Sally Wyke PhD c, Prof Bruce Guthrie PhD a

Background
Long-term disorders are the main challenge facing health-care systems worldwide, but health systems are largely configured for individual diseases rather than multimorbidity. We examined the distribution of multimorbidity, and of comorbidity of physical and mental health disorders, in relation to age and socioeconomic deprivation.

Methods
In a cross-sectional study we extracted data on 40 morbidities from a database of 1 751 841 people registered with 314 medical practices in Scotland as of March, 2007. We analysed the data according to the number of morbidities, disorder type (physical or mental), sex, age, and socioeconomic status. We defined multimorbidity as the presence of two or more disorders.

Findings
42·2% (95% CI 42·1—42·3) of all patients had one or more morbidities, and 23·2% (23·08—23·21) were multimorbid. Although the prevalence of multimorbidity increased substantially with age and was present in most people aged 65 years and older, the absolute number of people with multimorbidity was higher in those younger than 65 years (210 500 vs 194 996). Onset of multimorbidity occurred 10—15 years earlier in people living in the most deprived areas compared with the most affluent, with socioeconomic deprivation particularly associated with multimorbidity that included mental health disorders (prevalence of both physical and mental health disorder 11·0%, 95% CI 10·9—11·2% in most deprived area vs 5·9%, 5·8%—6·0% in least deprived). The presence of a mental health disorder increased as the number of physical morbidities increased (adjusted odds ratio 6·74, 95% CI 6·59—6·90 for five or more disorders vs 1·95, 1·93—1·98 for one disorder), and was much greater in more deprived than in less deprived people (2·28, 2·21—2·32 vs 1·08, 1·05—1·11).

Interpretation

Our findings challenge the single-disease framework by which most health care, medical research, and medical education is configured. A complementary strategy is needed, supporting generalist clinicians to provide personalised, comprehensive continuity of care, especially in socioeconomically deprived areas.

Funding
Scottish Government Chief Scientist Office.
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